mercredi 15 juillet 2020

15 Juillet 1789 : Lafayette est nommé commandant de la Garde Nationale, Bailly est élu Maire et Louis XVI joue double jeu...

Article mis à jour le 25/07/2023. 

Louis le faux...

    Louis XVI s'est rendu en personne à l'Assemblée nationale pour annoncer aux députés le renvoi des troupes stationnant autour de Paris (Lire l'article). 
    Mais son ralliement n'est qu'apparent ; il a rédigé secrètement une protestation déclarant nuls et non avenus tous les actes auxquels il pourra sembler consentir désormais. Voir dans l'article du 12 Octobre 1789, la lettre qu'il rédigera secrètement à l'attention de son cousin le roi d’Espagne Charles IV dans laquelle il tiendra le même propos. 
    Il faudra encore beaucoup de "maladresses" de ce genre avant que les Français ne comprennent la véritable nature de ce roi bien aimé en 1789, amis qu'ils surnommeront Louis le faux en 1791.

Estampe de 1791, après la fuite du roi.

Bailly est "élu" maire de Paris

    Bailly est élu maire de Paris par l’acclamation d’une assemblée improvisée d’électeurs des soixante districts parisiens et de quelques députés de l’Assemblée nationale. Il remplace Jacques de Flesselles, le prévôt des marchands qui a été assassiné la veille. Du fait de cette nouvelle fonction de maire, il devient le chef de la première Commune de Paris. Celle-ci met à sa disposition un hôtel particulier, sis aux numéros 8 à 12 de la rue Neuve des Capucines.
"Election" de Bailly

Dédicace "A un peuple libre", Bailly et Louis XVI


La Fayette devient commandant.

    La Fayette est nommé commandant de la milice bourgeoise constituée le 13 juillet par le Comité permanent de l'Hôtel de Ville composé des 307 grands électeurs. Cette milice prend le nom de Garde Nationale parisienne.

    En réaction aux émeutes de la faim qui ont lieu partout dans le royaume, des comités permanents vont se former peu à peu dans d'autres villes (Lyon et Rennes, le 16 juillet), qui créeront de semblables milices bourgeoises pour rétablir l'ordre et préserver les biens.

    Ces milices sont dites bourgeoises car leurs membres sont issus de la bourgeoisie. Ce ne sera que lorsque les armées étrangères seront aux portes de Paris en 1792, que le Garde Nationale s'ouvrira au peuple. 

    Seul un bourgeois pouvait d'ailleurs se payer la tenue nécessaire pour entrer dans la Garde nationale. Un uniforme coûtait 117 Livres, auxquelles il fallait ajouter 66 Livres pour l'équipement suivant :

  • 1 chemise de toile,
  • 2 cols en basin blanc
  • 1 col noir
  • 1 mouchoir en coton
  • 1 paire de bas
  • 3 paires de guêtres
  • 1 cocarde
  • 2 paires de souliers de cuir à boucles
  • 1 tire-bouton
  • 1 épinglette
  • 1 havresac en peau de veau
  • 1 boucle de col
  • 1 tournevis
  • 1 sac de toile.

    Pour mémoire, 1 Livre valait 20 sous (ou sols) et 20 sous était le montant du salaire journalier d'un ouvrier parisien (un artisan pouvait gagner jusqu'à 50 sous).

    L'uniforme et son équipement valait donc 243 Livres, soit 243 journées de travail d'un ouvrier.

    En cliquant sur l'image ci-dessous, vous accéderez à un article intéressant sur la Garde nationale. Mais bien sûr nous serons amenés bien souvent à évoquer la Garde Nationale.


Le duumvirat "Bailly - La Fayette"

    Bailly et La Fayette vont constituer un duumvirat tout puissant à Paris durant les deux années qui suivront. Ils feront l'objet de nombreuses critiques dont nous parlerons bientôt.

Bailly La Fayette, l'homme à deux têtes.


          




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Bertrand